On en parle

Un nanosatellite contre les épisodes cévenols

Laurent Dusseau, enseignant à l'IUT de Nîmes et directeur du Centre Spatial Universitaire de Montpellier

Ils viennent de reprendre les cours, mais une dizaine d'étudiants de deuxième année à l'IUT de Nîmes planche déjà sur trois projets de nanosatellites, des satellites miniatures. "Tout a démarré à Nîmes en 2006", témoigne Laurent Dusseau, chercheur-enseignant. Les métiers scientifiques sont, à l'époque, en perte de vitesse. Il faut imaginer un projet pour attirer les étudaints. Laurent Dusseau fait des recherches pour trouver des composants permettant aux satellites de mieux résister aux radiations du soleil. Il décide donc de fabriquer avec ses étudiants, un satellite de 10cm3. Il contiendra des composants spécifiques dont on évaluera la résistance aux radiations dans l'espace.

Leur premier "bébé" satellite est lancé en 2012. Séduit, le président de la Région de l'époque, Christian Bourquin finance la construction d'un bâtiment pour la recherche dans ce domaine, à Montpellier. C'est Laurent Dusseau qui dirige ce Centre spatial universitaire. Les projets de nanosatellites sont conçus et assemblés à Montpellier. Mais une dizaine d'étudiants en génie électrique et génie mécanique nîmois en élaborent une partie. En mai dernier, tous ces étudiants ont reçu des félicitations envoyées depuis l'espace par Thomas Pesquet.

Laurent Dusseau continue ses cous à l'IUT de Nîmes où l'un des nouveaux satellites miniatures permettra de repérer le plus tôt possible les épisodes cévenols. Des stations météo installées sur des bateaux relèveront la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère au large de la Méditerranée. Le satellite récupérera les informations et les transmettre très vite à Météo France. Le projet est mené en commun avec des étudiants nîmois et montpelliérains.

La Gazette n°957 - Du 5 au 11 octobre 2017 - La Ville en parle -